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Au cours de Mission:Impossible, version soviétique, quelques clins d'oeil et allusions relevant à la fois du folklore et de l'histoire se sont glissés ici et là. Voici donc, réuni dans cette section, les éléments historiques et folkloriques contenus jusqu'à maintenant dans le radioplay...
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Le cadre historique:
Le cadre historique se situe au début de l'année 1974, une période charnière au niveau international.
Tout d'abord, Brejnev est au pouvoir en URSS et il est solidement ancré au pouvoir depuis presque dix ans maintenant. Même si les premiers traités de désarmement sont dans l'air, la rivalité entre l'URSS et les États-Unis au niveau militaire se poursuit...
De son côté, le président américain Richard Nixon est sur le point de sombrer dans l'affaire du Watergate, le plus grand scandale impliquant un président américain...
Alors, lorsque la Capitaine Peper fait mention de la reconnaissance éternelle de Richard Nixon, ne vous faites pas trop d'allusion sur la durée de l'éternité, Nixon démissionnera en août de la même année...
Ailleurs dans le monde, Fidel Castro dirige de main de fer Cuba, grâce à l'aide matérielle de l'Union Soviétique. Pierre Elliot Trudeau est le Premier ministre du Canada, tandis qu'en France, c'est un George Pompidou mourrant qui est à la tête de la Ve République. Et au Québec, la construction du Stade et des installations olympiques ont accumulé un retard tel qu'on se demande si les jeux olympique auront lieu en 1976! Tel est l'État du monde au moment au Vladimir Kitof reçoit ses ordres de mission.
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La République de Santa Banana
Dans la version originale de Mission: impossible, jamais au grand jamais il est fait mention de l'Union Soviétique quand il était question d'espionnage. Les réalisateurs firent appels à de nombreuses pseudos républiques de l'Est de l'Europe pour établir les bornes du camp adverse qui sera baptisé ultérieurement «l'Empire du mal» par le président Ronald Reagan (1980-1988).
C'est afin de respecter l'univers de la série que j'ai décidé d'utiliser le même stratagème en qualifiant les États-Unis de «Nation bourgeoise hostile» Mais pourquoi alors la République de Santa-Banana? Disons que c'est un classique folklorique qui remonte bien avant l'apparition d'Elvis Gratton et aussi... d'un délire issu directement d'un groupe de félés de l'UQAM dont je faisais parti ^^
Historiquement, Santa Banana fait référence aux Républiques de Banane de l'Amérique centrale. Le cas typique est le Guatemala, dont la majorité des terres étaient possédés par la Fruit Union une société américaine spécialisée dans les plantations de bananes. Alors, devinez qui possédait le véritable pouvoir au Guatemala dans les années 50? Corruption, jeux de coulisses et fayotage étaient les actions principales de l'État guatémaltèque.
Lorsque votre pays se fait qualifier de «République de bananes», vous en connaissez maintenant la raison :)
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Le massacre de Katyn
L'URSS de Staline n'avait rien à envier à l'Allemagne nazie d'Hitler. Avant de se faire envahir en juin 1941 par les Allemands, les Soviétiques avait négocié le partage de la Pologne conquise en moins de 6 semaines par les Allemands. Staline, craignant la création d'une armée polonaise de l'intérieur, fit exécuter tous les officiers polonais à proximité du village de Katyn. Ce charnier sera découvert par les Allemands au cours de l'année 1943. Les Soviétiques nieront évidemment d'avoir orchestré cet acte barbare et accuseront les Nazis. Le mystère du massacre de Katyn restera entier jusqu'à la chute du Bloc soviétique. L'ouverture des archives prouvera sans le moindre doute que c'était bel et bien Staline qui avait ordonné ce massacre.
Katyn ne fut pas un cas unique au cours de cette guerre. Les SS Allemands massacrèrent la population de Lidice (Tchécoslovaquie) en 1941 ainsi que la population du village d'Oradour-sur-Glane (France), en juillet 1944.
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Richard Nixon
Président des États-Unis de 1968 à 1974. Il fit la gaffe d'envoyer deux hommes de main cambrioler le siège des Démocrates, situé alors dans l'Hôtel Watergate à Washington, et ce, au cours de la Campagne présidentielle de 1972. Cette histoire sera dévoilée avec fracas sur la scène publique en 1974. Nixon démissionnera le 8 août 1974, une première dans l'histoire américaine. Beaucoup de citoyens américains, après ce scandale, perdront la confiance qu'ils avaient envers la Présidence américaine, la fin d'une (autre) innocence chez les Américains quoi|
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Capitaine Peper
Le personnage est issu d'une scène d'actualité remontant à 1998 ou 1999: Une manifestation pacifique protestant contre la politique indonésienne au Timor fut dispersée l'escouade anti-émeute de la GRC. Sur la pellicule fut immortalisé un agent envoyant du poivre de Cayenne sur tout ce qui ressemblait à un manifestant. Le policier, qui avait alors le grade de «Sergent» fut donc baptisé «Sergent Pepper». Ce dernier fut, par la plus grande des coïncidences, invité à patrouiller les Rues de Québec lors du sommet des Amériques en 2001.
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Sergei Koulikof
Un petit clin d'oeil à Lance Compte II de Réjean Tremblay. Sergei Koulikof était le joueur étoile de l'équipe nationale de hockey soviétique qui fit défection en pleine finale de la coupe du monde de hockey. Et. ah oui. je me souviens, il avait pour amie une certaine «Natascha» qui elle, jouait le rôle de la vilaine dénonciatrice.
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«Kamarades»
Expression relavant du Folklore? Pas du tout! Il suffit de mettre la main sur un exemplaire du journal «Le Marxiste Léniniste» et vous découvrirez que l'utilisation mot «kamarade», dérivé de «camarade» ne se fait pas de manière exagérée et répétitive. Et l'a encore, je ne fais pas mentions des abjectifs qui accompagnent le titre de camarade..